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jeudi 21 janvier 2010

Savez vous toucher l'écran...

Touch ScreenLa notion de touch screen apparue plus évidemment aux yeux du grand public avec l'iPhone est assez intéressant à observer quant à son utilisation.

Pendant mon long trajet quotidien qui me mène au bureau, j'adore observer les habitudes des gens avec leur mobile. Cela me permet également de me faire une idée du parc téléphonique en circulation et surtout de voir comment la technologie est utilisée.

Il y a une semaine, j'observais 3 usages de personnes ayant respectivement un Samsung Spica, un LG GW 620 et la dernière et pas plus tard que ce matin un LG avec un OS propriétaire.

Sur le Samsung Spica, la personne s'en servait pour ses SMS. Etonnant alors que bien des choses peuvent être faites si elle avait eu recours à Twitter ou Facebook par exemple.

Sur le LG GW 620, toujours en usage SMS, la personne semblait ignorer la présence du clavier physique et tentait lamentablement de se servir du clavier tactile et de l'écriture prédictive. Et au lieu d'enregistrer dans ses brouillons, elle effaçait tout puis revenait à sa liste de messages reçus pour rouvrir le même message pour refaire les même erreurs.

Ce que je décris ci-dessus a été vu sur un LG en OS propriétaire ce matin.

De vous à moi, une telle utilisation fait peine à voir. Tout d'abord à cause du forfait qui a du être vendu. Cher payé pour du SMS intensif. Pour le second cas, j'avoue que ça me démangeais de lui prendre le portable des mains pour lui faire découvrir le clavier. Quant au dernier cas, c'était tout bonnement désespérant.

Alors oui, étant dans le milieux, jouant avec différents modèles, je ne deviens plus du tout objectif, mais en y regardant de plus près je me dis avant tout que la technologie et l'intuitivité du tactile n'est pas encore tout à fait acquise par monsieur ou madame Michu. Enfin, que ce regard sur une killer app comme le SMS doit être observée plus finement et m'aider à saisir la simplexité que l'on attend dans l'usage d'une application.

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mercredi 14 janvier 2009

La loi de Pareto et la mobilité

Le principe de Pareto, transformé par Joseph Juran et appliqué à l'économie est-il applicable à la mobilité ?

Tout d'abord quel est ce principe ? Wilfredo Pareto observe que 20% de la population détient 80% des richesses en Italie. Ce principe des 80/20 est vite érigé en loi et se vérifie souvent. Joseph Juran utilise donc cette loi et l'applique aux domaines économiques. Ainsi, on constate que 20% des produits fournissent 80% du chiffre d'affaire d'une entreprise, que 20% des fonctionnalités d'un produit sont effectivement utilisées...

Dans la mobilité que ce soit sur un portail ou un annuaire de service, peut-on transposer ce principe ?
Allons sur le portail orange.fr avec un mobile. Sur la rubrique "info" sur les 10 services de cette rubrique vous allez le plus souvent consulter : l'actualité et le sport, l'horoscope ou la météo, ... Le plus souvent un coupe de sujet qui vous intéresse à un moment T. Dans notre cas nous aurons bien les 20%. Dans le portail Gallery, vous avez un top 20 et la rubrique "Nouveau". Sur ces 2 liens également vous allez cliquer sur les services qui vous conviennent mais ils ne représenteront que 20% de l'ensemble et même moins dans le cas de Gallery qui recense environs 900 services.

Que deviennent donc les 80% restant ? Doit-on les éliminer ? Ces 80% représentent ce que certains appellent la "longue traine". Le chiffre d'affaire ne se limite donc pas par la valeur générée par l'utilisation des 20% mais également du restant. Dans un catalogue complet, ce qui sera pertinent pour un consommateur c'est de trouver un objet peu usité dans la diversité proposée. Apple a bien compris cela en abaissant ses prix notamment pour son "fond de catalogue" c'est à dire les titres les plus anciens.

Au niveau des applications mobiles, nous constaterons également que 20% de leur potentialités sont exploitées. Qui va regarder dans le détail du menu d'une application ? Qui va customiser ses options ? Et pourtant, ces fonctionnalités, non perçues comme essentielles par un utilisateur, peuvent se révéler pertinentes. Elles concourent à la simplexité d'une application.

Pouvons nous inverser ce constat ? A première vue et par expérience je répondrais par la négative. Le concepteur doit-il pour autant brider son application ou son site mobile ? Je donnerais la même réponse. Pourquoi ? Parce qu'il reste 80% de ce qui a été produit. Et ce reste constitue sur le long terme un potentiel d'utilisation. Nous rentrons dans une phase où un ensemble doit être exploité. Fini la consommation de masse et la concentration des moyens vers les blockbusters. Recentrons nous sur des fondamentaux tout en n'ignorant pas le principe de Pareto :
- l'utilisateur est au centre de nos préoccupations ;
- les premiers 20% des usages participent grandement au CA d'un service donné ;
- les 80% restant doivent constituer la pérennité et la récurrence du CA.

Je vous laisse méditer et apporter vos contributions sur ce sujet qui selon moi ouvre une nouvelle dimension dans notre manière d'appréhender le WEB qu'elle soit particulière (en situation de mobilité par exemple) ou générale (dans notre utilisation quotidienne des sites).

jeudi 26 juin 2008

Je crois en quoi ?

Le temps des sites mobiles arrive à un stade où plus rien ne va bouger tant qu'un browser ne s'imposera pas comme standard. Ce qui en soi n'est pas une hérésie car il existe autant de téléphone que de version de browser ayant sa propre compréhension des langages (WML, xHTML et css) et je vous fais grâce des largeurs d'images différentes.

Il devient donc naturel de dériver cette contrainte sur l'applicatif. Que ce soit en Rich Media, Java, Symbian ou autre, les développements sont certes plus lourds et les évolutions impliques un travail plus lourd, mais l'utilisation des fonctionnalités et du potentiel des téléphones est plus poussée. En effet, ces programmes utilisent actuellement tout ce que nous recherchons : la géolocalisation, le géo tagging, la connexion au réseau, la recherche dans les fichiers, la vidéo... Bref, le téléphone devient tantôt une caméra pour faire du live grâce à QIK ou Flixwagon, un moyen de faire partager ses documents (photos ou vidéos) avec Shozu, récupérer son mail (Gmail et Yahoo Go), tchater avec ses amis (eBuddy) et j'en passe.

En situation de mobilité, c'est à dire loin de toute connexion avec Internet via un ordinateur, on peut profiter à l'identique de notre techno dépendance.

Le moyen de mieux capter le client, que ce soit pour un opérateur ou un fournisseur de contenu, afin de générer de nouveaux revenus sera donc d'offrir à ses clients des applications dont les fonctionnalités doivent être simples et permettant un usage identique à ce que l'on pourrait trouver sur son ordinateur. Nous en revenons donc à la problématique de la simplexité des applications qui seront dès lors développées.

Enfin, et la problématique existe depuis le début de l'Internet mobile : qui disposera de la base de connaissances des téléphones permettant de réaliser des développements fins sur chaque téléphone.

samedi 12 janvier 2008

Néologisme


J'adore parcourir le Web à la recherche de nouveaux mots et là Fred Cavazza nous en offre un de toute beauté : simplexité. Il s'agit ni plus, ni moins de la contraction de simplicité et de complexité.

Dans son article, il détaille cette notion à coup de captures d'écran. Saisissant.

Dans le monde de la mobilité, j'ai eu l'occasion de qualifier une action qui semblait simple pour déterminer en fait cette simplexité. L'exemple type est le SMS cliquable. Il s'agit tout bonnement d'un SMS avec un lien hypertexte.

Dans leur grande majorité, il suffit à l'utilisateur de cliquer sur le lien pour déclencher le browser du téléphone. Dans d'autres, il faut soit enregistrer le lien en tant que signet puis aller le le retrouver dans ses favoris, soit appuyer sur la touche Options, trouver adresse WEB puis cliquer sur le lien. Comment faire simple quand on peut faire compliquer ou l'inverse ;)

Aussi à la notion de simplexité, on adjoindra celle d'"utilisabilité" ou du moins mesurer cette dernière qui est en fait la mesure de facilité d'utilisation d'un système ou d'une application donnée.

Je vous laisse le week-end pour y réfléchir ;)